MYPLANET

Un homme libre n'est pas celui qui fait ce dont il a envie, mais celui qui sait voir au-delà de ses chaînes ! (Elie Boissin)

15 juillet 2009

MEGAVALANCHE ALPLES D'HUEZ

avalanche_trophymegavalanche

Résumé de l’épreuve la plus mythique de la saison : 2ème participation pour ma part et 1ère pour Lionel. Cette année Georges Edwards a réuni quelques 2 000 participants venus de presque tous les horizons avec un plateau de Top pilotes rare sur une compétition internationale. Tous les spécialistes de l’Enduro et des descentes marathons sont donc près à en découdre pour ravir le titre au légendaire René Wildhaber…

Recos :
Nous attaquons jeudi avec Lionel , apparemment cette année la Méga va se courir sur terrain sec et c’est tant mieux car un anticyclone semble s’être installé sur le sud est de la France…
Jeudi matin nous montons directement au glacier à 9h pour rouler (enfin essayer) sur une glace pas encore transformée. Ca sera l’occasion d’halluciner devant le concours de vitesse (

96 km/h

). Pour ma part ça sera le concours de gamelles et la glace est dure donc c'est pas toujours tendre… Le haut du parcours me surprend par rapport à l’année dernière : c’est engagé, sauts, marches balaises, pierres de partout, du gaz sur la gauche… dur dur le réveil d’autant que rien ne va : les protec glissent, le continental à l’avant n’accroche pas et les chaussures de xc sont mal réglées…

Le temps de changer tout ça a l’appart et c’est reparti avec Vincent qui nous a rejoint. Le reste de la journée sera consacré aux recos de la qualif dont le départ, qui reste primordial.

Cette année c’est sur la 2ème ligne que nous seront placés, donc pas le droit à l’erreur : il faudra faire bon du 1er coup ! Les 1er névés sont bien mémorisés, de nombreuses places peuvent se gagner sur ce passage un peu free ride. La fin des qualifs est une nouvelle piste technique et rapide fraîchement tracée avec une terre souple et sablonneuse que je n’aurais pas aimé réaliser dans la boue.

Qualifs : 
C’est l’angoisse ! Vendredi on se lève la peur au ventre pour monter aux Dômes des Petites Rousses à 2800m, départ à 10h00 sur la 1ère vague en 2ème ligne derrière René Wildhaber (6 fois vainqueur de

la Méga

) !!

qualifs

Pas mal de pression avant le single Alarma, nous réalisons un bon échauffement car ça va partir très fort. On cale le bon braquet histoire de ne pas rester scotché. L’hélico arrive et se place en stationnaire, c’est parti pour le jingle !! A ce moment on n’emmène pas large, au panneau 5s, je ne regarde plus que le pneu du concurrent devant moi, des que la 1ère ligne bouge on envoi tout sur le pédalage jusqu’au 1er gauche à fond à l’extérieur.

h_lico

On a pris un super départ car j’aperçois le casque "Redbull" de René Wildhaber devant nous …Les épingles passent plutôt bien, les dalles et les névés également, pas d’erreurs de trajectoires pour l’instant mais ça roule très fort, des gars me doublent sortis de nulle part à droite et à gauche, ça frotte un peu… On maintient un très bon rythme, Lio est dans ma roue, j’entends les pales de l’hélico qui claquent au dessus de ma tête : on doit être bien placé ! Tout se passe bien sur le single cassant, on tient une 20ème place jusqu’ à l’Alpes d’Huez avec toujours l’hélicoptère qui nous colle à quelques dizaines de mètres, c’est pas courant sur une course et ça nous boost bien ! Juste avant l’Alpes Lio me passe et prend le relais.

qualifs

Avant de changer de versant je me retrouve derrière un groupe de 4 riders qui roulent moins fort, leur poussière commence à être gênant, je décide de les passer et sort de la trace. Malheureusement une grosse pierre traînait par là  et vient heurter la roue arrière, la jante prend un sacré coup (2 rayons de cassés) et le pneu aussi : crevaison immédiate…c'est fini… Le temps de réparer et je repart derrière pas mal de monde, la fin du parcours me permet de remonter une trentaine de concurrents mais ma chaîne casse net à quelques centaines de mètres de l’arrivée, obligé de terminer en courant… ça sera finalement la 94ème place ... Lionel a réussi a garder sa place et fini 21, ligne G pour The Méga !

Donc grosse déception, pas de qualification cette année… Vincent n’a pas eu de chance également, bras inférieur du BH cassé net à l’échauffement, il ne pourra pas prendre le départ des qualifs,

la Méga

est terminée pour lui…

Heureusement l’assistance Mavic me remettra d’aplomb la jante pour pas un sou !

Aux avant postes tous les top pilotes ont gagnés leur vague, Absalon signe le scratch devant Vouilloz.

Mégavalanche : 
Dimanche il fait beau au somment du pic blanc à

3 330 m

et même pas très froid lorsque le départ va être donné. Cette année la neige n’est pas très présente sur le haut, le départ se fera donc en grande partie dans un champ de pavasses énormes en dévers, avant de faire la jonction dans le glacier qui est en train de fondre à vu d’œil…

d_part

pierrier

Les top pilotes essaient de chercher une trace, Alex Balaud enlève quelques pierres… Le temps de baver sur les top bikes de la 1ère ligne et je laisse Lionel s’installer car je partirai avec l’Affinity 1 avec pas mal de regrets à ce moment là … Les top pilotes ont fait le choix du light : beaucoup sont en fox 32, Mavic slr, larsen tt … la méga se gagne au pédalage, c’est bien connu !
A 9h00 pétante, c’est parti, Nico Vouilloz passe le premier dans le pierrier mais sortira à l’Alpes que 3ème.

Pour ma part, je part 15mn après la Méga qui du coup a ressemblé à une spéciale d’Enduro Series puisque j’étais quasiment tout seul sur tous le parcours. Je dispose donc de tout le glacier pour essayer de maintenir une trajectoire très aléatoire avec un équilibre précaire à 40 à l’heure, ça passera sans chute cette fois malgré une neige très souple due à la t° élevée. Les ennuis ne tardent pas puisqu’à la sortie du glacier la roue arrière décide de se faire a male… Quelques minutes seront nécessaires pour remettre tout ça en place, le tout avec un cardio qui ne descend pas en dessous de 185 à cette altitude même sans se dépasser physiquement.

2

1

Le début du single typé DH est donc rude, étant hors course je choisis d’effectuer cette partie en mode balade pour rester frais en vu des portions de pédalage à venir. Je pense à Lio qui a du batailler dans la meute quelques minutes avant moi. Une fois à l’Alpes d’huez c’est partis pour un long et difficile pédalage qui durera plusieurs km, c’est l’occasion de réveiller les jambes et commencer à doubler pas mal de retardataires de

la Méga.

Une

fois sur le versant qui nous conduit à Allemont, le plus dur est fait techniquement. Le single est libre, c’est donc la grosse attaque jusqu’à la fin, c’est le pied, il n’y a presque personne. A cet instant je mesure les bienfaits des 6 derniers mois d’entraînement avec Philippe, et il avait raison : So hard as you make it !! Le cardio passe souvent la barre des 200 sur les coups de cul mais je récupère instantanément, ce qui permet de garder la lucidité dans les longues portions rapides en descente. C’est donc que du plaisir jusqu’à Allemont où j’en termine en 1h22mn nettement moins fatigué que l’année dernière.

lio

Pour Lionel ça a été plus galère puisqu’un rider le percute sur le glacier et l’envoi goûter la neige avec le spicy dont le frein se déboîte. Il perdra de longues minutes à remettre ça en service et perdra de nombreuses places. La suite se résume comme souvent lorsque l’on est dans la meute : des bouchons et ça n’avance pas, les riders ne se laissent pas doubler… il termine en 277ème position en 1h21mn avec une petite déception.

li

l

Chez les top pilotes c’est N Vouilloz qui réussi un super Holshot sur le pierrier au départ mais à l’Alpes d’Huez l’inaltérable pilote suisse R Wildhaber est aux avant postes avec 1 minute d’avance sur Remy Absalon et N Vouilloz collé dans sa roue.

w

A

C’est sur la longue portion de pédalage que R Abaslon sort les jambes et fait parler la poudre puisque qu’il raccroche le pilote Trek au niveau de la foret d’Allemont. Dans la roue du suisse, il profite d’une erreur de ce dernier sur une épingle pour lui faire l’intérieur et lui ravir la 1ère place, qui ne lâchera plus pour décrocher enfin le scratch. Derrière la bagarre a fait des dégâts : N Vouilloz (Lapierre) à 2 minutes complète le podium et démontre encore une fois qu’il reste un des meilleurs mondiaux de la discipline même « hors circuit ». L’explosif F Barel (Subaru Mondraker) prend la 4ème place, suit  F Parolin (Riviera Bike), A Balaud 5ème (Tribe Sport Group) toujours bien placé et les Lapierre Boys : Doucende et Vasquez. J Clementz (Cannondale) aurait peut être espéré mieux et termine 9ème. Chez les "Ladies" c'est Anne Caroline Chausson (Vario) qui survole litéralement les débats et s'impose avec 5 minutes d'avance sur sa poursuivante.

Posté par crapes à 21:45 - ENDURO VTT : Saison 2009 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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